Après leur choix d’acteur afro-américain pour jouer le rôle d’Hannibal, une nouvelle qui a fait couler beaucoup d’encre et relancé le débat : équilibre crédibilité-représentativité, voici une deuxième controverse jetant le doute sur l’homosexualité du personnage. Les réactions internationales n’ont pas manqué.
Netflix a défendu sa position : « Ils se sont basés sur les choix vestimentaires du général carthaginois », mosaïques à l’appui et récit de l’époque, la plateforme l’expose en peau de léopard sur les épaules, tunique courte, bouclier doré et sandales de gladiateur à lacets croisés. Si l’on y ajoute son goût du spectacle et de l’extravagance, ne manquant pas de se présenter sur le dos d’un éléphant à Rome, il y a de quoi semer le doute.
Après des débats TikTok d’envergure sur le droit de s’approprier une telle figure historique, la Tunisie nie catégoriquement toute trace d’un nommé Hannibal Barca sur le sol carthaginois et avance « un Phénicien de passage ». Suite à des antécédents négrophobes, le ministre de la culture tunisien se défend : « S’il joue le match de la FA Cup, Hannibal a sa place pour la Coupe d’Afrique ! ».
Le Liban, hier encore réclamant une part de l’histoire glorieuse du guerrier, notifie dans un communiqué : « Pas de noir à l’époque chez nous, ni maintenant d’ailleurs. », un haut dignitaire du Hezbollah surenchérit : « Et juif, je suppose ? Magloire ? ».
En manque de figure historique emblématique, c’est le Gabon par l’intermédiaire de leur ambassadeur à l’UE qui réagit : « Hannibal pourrait être Gabonais, mais pas d’adoption officielle avant de trancher s’il était un gay actif ou un enculé ».